Des vaches écossaises aux prairies Saint-Martin

Sport et culture

Elles s’appellent Aguin, Berlu et Trinchon. Affublées de doux noms gallos, les trois vaches écossaises viennent d’élire domicile aux prairies Saint-Martin. Petite présentation de nos trois nouveaux agents oranges.

Des vaches écossaises aux prairies Saint-Martin ? Et pourquoi pas des yaks aux Longs Champs, le point le plus culminant de Rennes, pendant qu’on y est ? « Il est vrai que le climat rennais n’est pas tout à fait identique à celui des Highlands écossaises , reconnait Julien Roux, responsable de maintenance à la Direction des Jardins et de la Biodiversité de la ville. Mais nous nous trouvons ici dans un parc naturel urbain de 30 hectares en plein centre-ville, lequel est riche en espaces humides. Les vaches écossaises y ont toute leur place. »

Contrairement aux autres races bovines, la « highland cattle » peut en effet avoir les pieds dans l’eau quasiment tout le temps, et s’accommode relativement bien des épisodes de chaleur. 

Nos trois nouvelles pensionnaires viennent du Loir-et-Cher, elles sont donc acclimatées à nos contrées. Aux prairies, elles trouveront également suffisamment de zones d’ombre pour se rafraichir.

Julien Roux, responsable de maintenance à la Direction des Jardins et de la Biodiversité de la ville
Les vaches écossaises semblent apprécier l'herbe rennaise
Les vaches écossaises semblent apprécier l'herbe rennaise (JBG)

Mais alors, qui sont ces nouveaux arrivants ? Trois jeunes bœufs portant des noms gallos en référence à la flore des prairies Saint-Martin : Aguin pour « Petit-Houx », Berlu pour « Digitale » et Trinchon pour « Grande oseille ».

Leur caractère ? « Ce sont de gros nounours, certes encore un peu fougueux, mais d’une nature placide. Nous avons en outre choisi cet éleveur du Loir-et-Cher pour le soin extrême qu’il apporte à ses animaux. » Et Julien Roux de conclure par un clin d’œil : « À partir d’aujourd’hui, ce sont de nouveaux agents municipaux à temps plein, car l’espace prairial est désormais assez grand pour les accueillir toute l’année. »

Avec leur splendide robe orange et leurs cornes élancées, les trois belles bêtes rejoignent donc les deux ânes du Poitou, pour devenir les reines des prairies. Tout simplement sublîmeuh !

Jean-Baptiste Gandon