Infirmier anesthésiste, père de deux enfants, Nicolas Séveno a mis « un peu de temps » avant de s’engager dans la vie citoyenne locale. Mais, le pli est pris. « On n’a pas le droit se plaindre que les choses ne bougent pas si l’on reste dans son coin, les bras croisés ! »
Après deux ans à observer le fonctionnement de l’instance, Nicolas s’est donc « fait violence » pour « se retrousser les manches, se confronter à la réalité. » L’envie de renouvellement était forte. « Un conseil de quartier ne peut pas tourner en circuit fermé. La vie locale a besoin de citoyens expérimentés mais aussi de nouvelles têtes qui apportent de nouvelles idées. »
Le concept de coanimation lui sied parfaitement. « Quand on forme une petite équipe, on peut s’impliquer davantage, se partager les tâches. C’est un signal démocratique assez fort. » Nicolas entend faire les choses avec « rigueur et bienveillance », en gardant sa « neutralité » pour faire « l’interface » entre les habitants des territoires du quartier, les élus et les services. Mais pas question de se mettre trop en avant, d’influencer les débats. « J’imagine plutôt le co-animateur comme un aidant, un facilitateur. »
Plusieurs groupes de travail ont été constitués, lui s’intéressera plus particulièrement à la thématique environnementale, aux demandes de végétalisation et à la place de l’eau dans le quartier. La sécurité, la mobilité, la propreté, la communication et l’animation seront d’autres sujets de discussion.