Un IRM de pointe au service de la recherche à Rennes

Innovation et recherche
Exemples d'images obtenues par IRM
Exemples d'images obtenues par l'IRM (S. Priou)

La plateforme Neuroinfo, dédiée aux techniques d'imagerie médicale, dispose depuis quelques mois d’un IRM nouvelle génération, installé au CHU de Rennes. Un équipement de pointe, inauguré le 27 novembre, qui vient renforcer les possibilités pour les examens cliniques, mais également ouvert aux équipes de recherche

C’est le petit dernier arrivé au CHU de Rennes, qui en compte déjà cinq. Ce 6e IRM (imageur par résonance magnétique), sorte de super aimant affichant 3 Tesla au compteur, soit près de 60 000 fois le champ magnétique terrestre, est deux fois plus puissant que les autres, mais aussi plus performant. Utilisé en neurologie, mais aussi en imagerie cardiaque, pulmonaire et digestive, il permet « d’obtenir de très belles images, avec une bonne résolution spatiale, c’est-à-dire une plus grande finesse de détails, et temporelle, plus rapide », explique Élise Bannier, qui fait partie de l’équipe d'ingénieurs de recherche qui accompagne les utilisateurs dans leurs projets de recherche clinique et/ou méthodologique.

Cet IRM dernière génération est l’un des outils de la plateforme Neurinfo issu un partenariat entre l’université de Rennes 1, l’Inserm, l’Inria et le CHU de Rennes, associé au centre régional de lutte contre le cancer  Eugène Marquis. Neurinfo est porté par l'unité/projet VisAGes (irisa.fr/visages).  Originalité de cet équipement de pointe : « il est utilisé à 50 % pour des examens cliniques, et à 50 % à des fins de recherche », précise Christian Barillot, directeur de recherche au CNRS et directeur de la plateforme Neurinfo.

Offrir de nouvelles thérapeutiques

Près de 72 projets sont actuellement en cours avec l’équipe Visages.  « Nous suivons des patients atteints de la sclérose en plaques. Les  imageries encéphaliques et de la moelle épinière permettent de mieux caractériser la maladie et la prédire », illustre Élise Bannier. L'un des enjeux est la meilleure adaptation du traitement pour le patient.
Autre projet : le neurofeedback. « Nous demandons, par exemple, au patient, dans l’IRM et équipé d’un électroencéphalographe, de penser à bouger sa main droite, mais sans réaliser le geste. Cela active certaines zones du cerveau gauche, que le patient voit sur un écran. En guidant le patient à observer son cerveau en fonctionnement, il est possible d’aller plus loin qu’avec un entraînement classique, et ainsi de pouvoir rééduquer les patients atteints de certaines maladies, détaille Christian Barillot. Au final, l’objectif est de trouver de nouveaux outils issus de la recherche, pour mieux diagnostic ou mieux traiter un patient et offrir de nouvelles thérapeutiques. »

L’IRM a été acquis pour un montant de 1 975 K€ HT, selon le cofinancement : Plateforme Neurinfo (1 100 K€ de fonds propres + reprise de l'IRM actuel), université de Rennes 1 (150 K€), InriaA (170 K€), GIS Ibisa (100 K€), CRB (250 K€) et Rennes Métropole (200 K€), au titre du dispositif "Acquisition d'équipements scientifiques". La plateforme a été financée à hauteur 3 906 M€ dans le cadre du CPER : État (1 564 K€), Feder (889 K€), CRU (833 K€), Rennes Métropole (420 K€), Conseil Général 35 (200 K€).