Quartiers : des entreprises citoyennes

Économie et emploi
un employeur et un salarié sur un chantier
Maximilien Dingreville, directeur de travaux à l’agence Vinci de Rennes, et Noldy Love Gaudy, en formation sur un chantier. (AC Estève )

Le Plan emploi quartiers mobilise les entreprises qui font une place dans leurs équipes aux habitants des quartiers prioritaires. Témoignage d'un jeune embauché dans une grande entreprise. 

L'essentiel à retenir

  • Dans les quartiers prioritaires, il faut donner un coup de pouce aux jeunes pour leur permettre d'accéder à l'emploi. 
  • Des entreprises à la fibre sociale ou répondant à des marchés publics permettent à des jeunes de se trouver un projet, de se former et trouver un emploi
  • Des entreprises intervenant dans le Plan emploi quartier ont fait le point vendredi 26 novembre

Un Rennais sur six habite dans l’un des cinq quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV). Où le taux de chômage demeure supérieur à la moyenne du bassin d’emploi rennais. Depuis 2015, une politique d’insertion professionnelle ciblée s’efforce de combler l’écart. Autour du Plan emploi quartiers, la Ville de Rennes mobilise de nombreux partenaires institutionnels, associatifs ainsi qu’une soixantaine d’entreprises à la fibre solidaire. Clauses sociales dans les marchés publics, job dating, service civique… Le Plan emploi quartiers expérimente un accompagnement renforcé et des solutions sur mesure. 

Vendredi 26 novembre, des entreprises partenaires du dispositif étaient réunies au Triangle pour s’informer et témoigner de leur expérience.

L'employé

Domicilié à Maurepas, âgé de 25 ans, Noldy Love Gaudy est revenu sur son parcours : 

« Je voulais travailler dans le bâtiment mais je ne savais pas quoi faire. Grâce à Plan Emploi Quartiers, je suis allé à une formation avec Archipel Habitat. Là, j’ai rencontré une personne de l’entreprise Vinci. Elle m’a parlé d’une formation de coffreur bancheur. Je me suis inscrit, j’ai passé des tests et ils m’ont gardé. Je vais commencer une formation en alternance sur 9 mois et si tout va bien, je devrais être embauché derrière. Je suis très content parce que j’ai du travail. J’allais être papa et c’était important pour moi de travailler, d’être indépendant et d’aider ma fille.
Tout ça, c’est grâce à We Ker, Pôle Emploi mais je suis surtout fier de moi »

L'employeur

À Maurepas, Vinci Construction participe en effet à la rénovation des tours Mounier n° 5 et 7. En adhérant au dispositif, l’entreprise s’est engagée à accueillir des élèves en stage, à participer à des forums de recrutement, à soutenir de jeunes créateurs d’entreprise… Maximilien Dingreville est directeur de travaux à l’agence de Rennes :

« Tous les marchés publics intègrent désormais des clauses sociales. Nous y répondons volontiers car nos réalisations sont aussi d’utilité publique.
Le quota d’heures réservé à l’insertion représente en moyenne un à deux emplois dans une équipe de 25 salariés. Parfois, il s’agit d’intérim. Le plus souvent, c’est en alternance ou en contrat de professionnalisation.
Chaque jeune est associé à un tuteur expérimenté qui le briefe sur les règles de sécurité, les méthodes de travail… Nos salariés apprécient d’en former d’autres. C’est toujours une aventure humaine enrichissante. Nos besoins en recrutement sont importants.
Le but, c’est d’aller au bout. Si l’intégration se passe bien, la personne reste avec nous. Un ouvrier peut devenir assistant chef de chantier ».

Olivier Brovelli

Sources et ressources