Policiers et médiateurs à la rencontre des fêtards

Santé et social
jeunes quai Saint-Cyr
La fermeture des bars à 23h risque d'entraîner les fêtards vers les espaces publics : policiers municipaux et médiateurs iront à leur rencontre. (Archives J.Mignot)

Pour accompagner la fermeture des bars à 23h, à partir de mercredi 16 septembre, décidée par la préfète, la ville mobilise sa police municipale et les médiateurs, pour faire de l'information et de la prévention sur l'espace public. A destination des jeunes, mais pas seulement. 

Avec les jeunes dans l'espace public 

"Il est de la responsabilité de la ville d'accompagner la fermeture des bars à 23h, à partir de jeudi 17 septembre, décidée par la préfecture", annonce Cyrille Morel, adjoint à la sécurité civile, prévention et vie nocturne de Rennes. 
Les élus de la ville s'attendent à un report de la fête vers les lieux habituels : centre-ville, plaine de Baud, prairies Saint-Martin, mail jardin de la Confluence et quai Saint-Cyr. 
Ce jeudi soir, les équipes présentes sur le terrain vont être renforcées. 

  • Trois équipe de 3 médiateurs, composées d'agents municipaux et d'un médiateur Optima  seront déployées, dès jeudi 17, avec la consigne de rappeler les gestes barrières. 
  • La police municipale mènera une opération commune avec Kéolis dans la soirée, pour rappeler  l'interdiction de transporter de l'alcool et de consommer de l'alcool sur la voie publique... et veiller au port du masque.
  • Selon les soires, 8 à 16 médiateurs de Noz'ambule seront sur le terrain pour de la prévention santé (addictions, covid, prévention MST...) dès 18h30 près des cités universitaires jusqu'à 2 ou 3h dans les parcs et jardins, rues du centre... 

Nous rappellerons à tous les gestes barrière. Jeunes ou non.

Cyrille Morel, adjoint à la sécurité de la Ville de Rennes

Les jeunes : très touchés par la Covid

Les 16-25 ans sont actuellement la population la plus touchée par la Covid-19. Au 16 septembre, en Ille-et-Vilaine, le taux d'incidence (taux de cas) est de 294 pour 100 000 habitants. Et le taux de positivité aux tests est de 11,65%. 
En comparaison, sur le territoire de Rennes Métropole, la population générale est atteinte par 136 cas / 100 000 habitants et un taux de positivité aux tests de 8,07%. Rennes est un cas particulier avec sa population étudiante très dense. Le taux d'incidence y est 7 fois plus élevé que dans la métropole de Brest et le taux de contamination est 4 fois celui de Brest.  

Yannick Nadesan, adjoint en charge de la Santé pour la ville de Rennes précise : "Les jeunes sont un public asymptomatiques, qui peut penser qu'il est à l'abri. Mais personne ne sait quelles peuvent être les séquelles à plusieurs mois et les jeunes sont de gros propagateurs". La raison en est leur mode de vie plus festif et convivial que la moyenne et leur mobilité, entre famille le week-end et études et amis en semaine. 

Les jeunes sont très touchés par les conséquences du virus : les conditions d'étude ont été fortement dégradées l'an dernier, de même que leurs conditions d'entrée sur le marché du travail. On est tous perdants avec la propagation du virus.

Yannick Nadesan, adjoint à la santé de Rennes

Le dispositif est en place jusqu'au 30 septembre. "Nous espérons que les réactions individuelles permettront de stabiliser le nombre de cas. Rien n'est inéluctable. Nous sommes pour que la vie nocturne puisse reprendre le plus vite possible", concluent les deux adjoints.