Le refuge LPO, ce n'est pas que pour les oiseaux!

Environnement
Une decticelle bariolée
La decticelle bariolée fait partie des espèces observées dans le parc de Bréquigny. (Sébastien Gervaise-LPO)

Après celui de la Tauvrais il y a quatre ans, le parc de Bréquigny vient d'être labellisé « refuge LPO » par la Ligue pour la protection des oiseaux. Plus qu'un lieu d'accueil destiné aux seuls « piafs », c'est un espace naturel qui favorise la biodiversité en général. 

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214 espèces observées au parc de Bréquigny

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20 ha surface totale du parc de Bréquigny

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5 ans durée du suivi du refuge par la LPO

Si on vous parle du "refuge LPO" de Bréquigny, ne pensez pas seulement "nichoirs à oiseaux". C'est bien plus que cela! Lancée par la Ligue pour la protection des oiseaux, l'initiative vise surtout à créer des espaces favorisant la biodiversité. Aussi bien dans un petit jardin privé à la campagne que dans un grand parc public en ville, à l'image de celui de Bréquigny. 

Un refuge LPO, ce n'est pas seulement des nichoirs à oiseaux. C'est avant tout un espace favorisant la biodiversité.
Un refuge LPO, ce n'est pas seulement des nichoirs à oiseaux. C'est avant tout un espace favorisant la biodiversité. (Arnaud Loubry)

« Les créateurs de ces refuges s'engagent à respecter une charte, explique Adélaïde Vialla, chargée d'études et d'animations naturalistes à la LPO Bretagne. Elle consiste principalement à ne pas utiliser de produits chimiques et à aménager des espaces favorisant la faune et la flore. Par exemple laisser des jardins en herbe pour favoriser le retour des fleurs, des insectes, des abeilles ; ou conserver des tas de bois qui serviront d'abri aux hérissons. » 

un écureuil roux
Autre habitant du parc, l'écureuil roux. (Olivier Retail-LPO)

Espaces moins aménagés, plus de biodiversité

À Bréquigny, où des panneaux d'information seront bientôt mis en place pour sensibiliser  promeneurs et scolaires en visite, les 20 ha du parc ont été labellisés « refuge LPO ». «  Cela va nous amener à renforcer encore la gestion écologique de nos espaces verts où nous avons arrêté depuis déjà longtemps l'utilisation de produits, les tontes, l'arrosage », explique Bertrand Martin, responsable du service exploitation à la Direction des jardins et de la biodiversité. 
    
Désormais, les jardiniers de la Ville vont suivre aussi les préconisations de la LPO, «en procédant par petites touches» : laisser plus de place aux ronciers «qui sont  importants pour le refuge et le nourrissage », supprimer ou juguler les espèces invasives comme le laurier palme ou la jussie à grandes fleurs, créer des murs en pierre sèche pour les lézards... Et aussi, installer quelques nichoirs pour accueillir les mésanges et les chouettes hulottes notamment. 

Une libellule déprimée
La libellule déprimée (c'est son nom!) apprécie les herbes hautes de Bréquigny. (Adélaïde Vialla-LPO)

Un état des lieux régulier
 


Chargée du suivi de l'opération, la LPO réalisera pendant cinq ans un état des lieux annuel qu'elle comparera à celui d'origine, effectué en 2019. « Nous avons observé - mais la liste n'est pas exhaustive - 214 espèces. C'est dans une honnête moyenne», souligne  Adélaïde Vialla. 

La LPO a ainsi dénombré 132 espèces de plantes, 32 espèces d'oiseaux « communes pour la plupart », des tritons et des grenouilles vertes, des chauves-souris, quelques papillons de jour, des libellules, des criquets, des grillons et des sauterelles... Sans oublier des écureuils, des lapins, des ragondins et des taupes. 

Maintenant, il ne reste plus qu'à observer si les aménagements de ce refuge LPO renforcent la biodiversité dans le parc de Bréquigny  au fil des années. 
V.M.