Transcription
Titre : Convention, écriture de la charte métropolitaine de la participation
"Moi je vois la chose comme s'impliquer dans la vie publique, sans s'affilier à un parti ou des choses comme cela. L'objectif c'est de réussir à avoir un cadre pour continuer à discuter pour continuer à dialoguer. Et ce cadre c'est vous qui allez nous le proposer. On vous le demande, c'est votre devoir, c'est d'affirmer votre point de vue, soyez authentique."
"Il y a de la bienveillance, c'est normal, On est différent et si des avis sont contraires , il faut pouvoir les exprimer. L'idée c'est d'avoir cet échange ensemble sur votre vision de la participation citoyenne aujourd'hui : ce qui va... comment ça marche ? Ce qui ne va pas ? Ce qui peut être amélioré pour se sentir plus citoyen de la métropole."
"Je m'appelle David Verdin, j'habite à Saint-Sulpice-la-Forêt, je me disais que c'était un gros coup de bol d'être tiré au sort. et que je n’étais pas plus c*** qu'un autre donc que j'avais peut être des choses intéressantes à dire à cette convention. Je trouve qu'on n’a pas vraiment la parole, qu'on ne nous demande pas assez notre avis. Souvent on ne participe pas parce qu'il y a un grand sentiment d'incompétence, c'est impressionnant d'être face à des élus. On se demande si on va vraiment être pris au sérieux. Ce que j'entends autour de moi c'est l'impression d'être un pion. Tout le monde s'inquiète un peu de l'avenir : surtout les jeunes.
C'est limite si on ne nous souhaite pas bon courage pour la suite. On retrouve la même limite : ce sont les mêmes qui s'engagent, ce sont les mêmes qui vont donner leur décision. Au niveau de Rennes Métropole, ce sont ceux qui sont déjà intéressés par ces sujets qui vont se sentir concerné. Des gens qui aurait des choses à apporter, une autre vision, ne se sentent pas sensibilisés et que l'on perde cette pluralité qu'est le territoire."
"On peut participer, mais si après coup on n'est pas écouté, qu'il n'y a aucun poids, j'ai plutôt l'impression que c'est juste : on vous a écouté parce qu'on nous a dit de vous écouter ok merci maintenant on va discuter entre les grands. Quand je vois le groupe très hétérogène qu'on est je trouve qu'on va pouvoir faire émerger beaucoup de belles choses.
Et je me dis qu'en donnant tous notre avis en faisant avancer les choses, en montrant que notre participation elle n'a pas été vaine cela va donner envie à tout le monde de participer. Le tirage au sort c'est bien mais ça peut obliger des gens à aller vers quelque chose dont le sujet ne les intéresse pas."
"Il faut qu'il y ait un retour aussi que les gens voient que ça sert à quelque chose. Qu'il n'y ait pas une obligation de résultat mais quelque chose qui s'en rapprocherait. N'hésitez pas à vous poser des questions sur les mots « confrontation honnête », ça veut dire quoi honnête. Ce matin on reçoit les 3 experts pour échanger avec eux."
"Comment s'assurer de bien cibler toutes les minorités ? Que ce soit les jeunes, les personnes en situation de handicap, les actifs inactifs. Je sais que ça pose question quand on lance des démarches. J'ai le sentiment que l'on n’a pas encore trouvé la bonne méthode encore complètement. On peut concrètement aller faire du porte à porte, c'est une solution qui est vraiment recommandée pour créer un lien de confiance."
"On s'était posé la question de faire de la même façon que pour les convocations des jurés d'Assises. Avoir une convocation obligatoire pour assister à une session comme celle-ci par exemple. Avec une indemnisation, dans le même contexte que les convocations aux jurés d'Assises. Du coup on va chercher tout le monde par ce biais là."
"Nous on en a parlé dans notre groupe hier, je pense que c'est contreproductif de rendre cela obligatoire. La démocratie c'est aussi être libre de ne pas participer et de ne pas forcément avoir envie de donner son avis. Je ne pense pas que ce soit la meilleure des manières d'obliger quelqu'un à participer."
"J'aimerais que l'on parle un peu du vivre ensemble. C'est une question beaucoup évoquée dans notre groupe. Comment pourrait on l'intégrer dans la charte dans un but d'espaces communs pour la participation citoyenne. Il faut à la fois avoir une vision de où on veut aller avant d'imaginer un futur, si c'est un peu compliqué, essayons de regarder quel est notre passé commun Ce que nous devons partager doit être un socle commun. On ne construit pas une maison ou un immeuble sans socle."
"Les élus métropolitains s'engagent « à respecter leur avis ». Là aussi le terme « respecter » qu'est ce que ça veut dire ? Respecter ça veut dire je m'engage à suivre ce que vous, public, vous m'avez dit de faire. Là, je trouve qu'il y a une fragilité juridique parce que l'on tombe dans la co-décision."
Par cette charte, Rennes Métropole affirme comme principe de la participation citoyenne la durabilité des processus de décisions participatives.
Crédits : Démarche suivie par la commission nationale du débat publique. 2022. Labo concertation communication, Rennes métropole, Les citoyens pour le renouvellement de la démocratie.