Économie sociale et solidaire : le pari gagnant de Rennes Métropole

Économie et emploi

À voir le monde réuni le mardi 27 novembre au Couvent des Jacobins pour assister à l’Atelier des entreprises engagées, l’économie sociale et solidaire (dite ESS) est en pleine croissance dans Rennes Métropole.

Journée d'échange sur l'économie sociale et solidaire sur le territoire de Rennes Métropole
Journée d'échange sur l'économie sociale et solidaire sur le territoire de Rennes Métropole (F. Hamon)

Matthieu Theurier, vice-président de Rennes Métropole en charge de l’ESS, affiche un large sourire à l’heure de présenter le bilan de l'économie sociale et solidaire locale. « Dans la Métropole, l’ESS, c’est 25 000 emplois, dont 70% dans le milieu associatif, révèle-t-il. Cela représente 14% de l’emploi salarié privé. » Encore plus encourageant, « l’ESS pèse 20% des créations d’emplois entre 2015 et 2017 dans la Métropole ».

Si l’ESS affiche une santé aussi rayonnante, c’est notamment parce qu’il y a « un climat et un terreau favorable », estime Matthieu Theurier. Depuis 2015, en effet, Rennes Métropole s’est dotée d’un schéma de développement de l’ESS. Un « choix fort », poursuit-il, avec un plan en 30 actions, « pour créer un écosystème d’accompagnement » aux entreprises. Au cœur de ce dispositif, l’Éco Motive, un appel à projets permanent qui a permis « le développement de 24 entreprises et la création de 50 nouveaux emplois ».
Seule ombre au tableau, reconnaît Matthieu Theurier, « il y a un problème de foncier ». Un frein à l'installation, qui pourra être levé en partie avec l’inauguration en 2019 du Quadri, un immeuble de 5.000m2 dédié à l'innovation sociale et à l'entrepreneuriat .
 

Les Cols Verts réinvente l’agriculture urbaine à Rennes

Créé en 2015, le réseau national Les Cols Verts, fait la promotion l’agriculture urbaine. Selon Boris Marcel, le directeur de l’association, elle est « une solution » pour répondre à des enjeux comme « l’autonomie alimentaire ».
Rennais de cœur, Boris Marcel travaille à la création d’une ferme urbaine dans le quartier du Blosne, à Rennes, sur un terrain de 3 800m2.  L'association a un budget de 120 000€ la première année et réalise notamment des prestations auprès d'entreprises  pour participer à l'auto-financement de la ferme urbaine de Rennes. « Il y a aura un potager dédié à l’Asie du Sud-Est, un autre à l’Afrique sub-saharienne, mais aussi un poulailler collectif et des ateliers pédagogiques », cite Boris Marcel pour exemple.
Dans un premier temps, « la ferme urbaine devrait permettre la création de deux emplois ». Ouverture prévue à l’été 2019. 

Titi Floris s’implante à Rennes

Depuis 2006, la SCOP Titi Floris offre des services dans le transport de personnes,  avec un savoir faire particulier sur le transport de personnes à mobilité réduite. Elle a aussi créé une filiale dans le service à la personne et s’intéresse à l’auto-partage et à l’habitat partagé.
Présente dans 14 départements, « elle compte aujourd’hui 160 salariés », se réjouit son président, Boris Couilleau. La SCOP rayonne déjà sur l’Ille-et-Vilaine « avec une flotte de 65 conducteurs et 400 personnes prises en charge tous les jours ». En 2019, « pour continuer notre développement dans le département, nous allons ouvrir une agence à Rennes », annonce Boris Couilleau, dans le Quadri, le futur immeuble dédié à l’ESS.
 

Parenbouge fait bouger la garde d’enfants

Grâce à ses différents services, Parenbouge propose une solution sur mesure dans le domaine de la garde d’enfants : une offre de garde à domicile, en complément d’un autre mode de garde, un accueil interentreprises intercommunal, une halte crèche proposant un accueil permanent, occasionnel ou en urgence. « La spécificité de parenbouge, c’est d’apporter une réponse aux familles qui ont des horaires de travail atypiques ou élargis », explique Nicolas Jaffray, son directeur. Aujourd’hui, l’association compte 77 salariés et s’occupe d’un peu plus de 400 enfants sur la Métropole. En septembre 2019, elle va ouvrir une nouvelle crèche, rue Saint-Louis à Rennes, d’une capacité de 24 places, et elle réfléchit à un nouveau système de garde à domicile en partenariat avec une grosse entreprise de la Métropole.

Maxime Blondet

poignée de main

2100 établissements engagés dans l’ESS au sein de la Métropole de Rennes

Représentation monétaire

6 millions d’achats publics* effectués au sein des entreprises de l’ESS en 2017 par Rennes Métropole

Représentation monétaire

9 millions de subventions* versées par Rennes Métropole à des entreprises de l’ESS en 2017

* au titre de l'ensemble des politiques publiques