Covid19 : un plan de prévention et de protection pour les communes métropolitaines

N. Appéré, présidente de Rennes Métropole, M. Kirry, préfète, et S. Mulliez de l'ARS Bretagne
N. Appéré, présidente, M. Kirry, préfète, et S. Mulliez, de l'ARS Bretagne : 3 partenaires du plan Covid métropolitain

Les métropoles de France sont les lieux de plus forte diffusion du virus Covid19. Au 4 septembre 2020, un Plan de prévention et de protection renforcée s'applique désormais à l'ensemble des 43 communes de la métropole. Nathalie Appéré, présidente de Rennes Métropole, sera l'interface entre la préfecture et les 43 communes. En concertation avec les 43 maires. 

Pourquoi le territoire métropolitain ?

La demande vient du Premier ministre. Le 7 août, il a demandé  aux préfets et aux élus de grandes métropoles d’engager un travail de déclinaison du plan Covid19  sur leur territoire. Y sont associés les directeurs généraux des Agences régionales de santé (ARS).
La circulation du virus est plus important dans les grandes villes et les métropoles françaises, du fait de la densité de population, de l'importance des flux et des nombres de contacts. 

Un plan concerté avec les maires 

A la rentrée, Nathalie Appéré, présidente de Rennes Métropole, a élargi la concertation aux 43 maires des communes métropolitaines, réunis en Conférence des maires.
Les représentants du monde économique ont été vus. Les responsables  académiques, dont les présidents d'université, les services de médecine universitaires... 
Rennes Métropole relaie aux 43 maires les informations sanitaires et discute avec eux des mesures à décliner dans les communes. Par exemple, identifier des lieux de dépistage, constituer une "réserve citoyenne" de personnes disponibles pour aider les personnes isolées, mutualiser les achats…

4 niveaux sanitaires

Le conseil scientifique a établi le 27 juillet un plan en 4 niveaux de reprise de l'épidémie.
Niveau 1 : situation sous contrôle, avec quelques clusters localisés mais maitrisés
Niveau 2 : apparition de clusters à diffusion communautaire, circulation active débutante
Niveau 3 : reprise diffuse de l'épidémie sur le territoire, sans contrôle des chaînes de transmission
Niveau 4 : perte de contrôle de l'épidémie, augmentation des hospitalisations, entrées en réanimations et décès.
A chaque niveau, des décisions "modulées et proportionnées" sont prises en matière de port du masque, dans le domaine de l'enfance et la jeunesse (de la crèche à l'université), pour la vie au travail, la vie sociale (dont les sorties en bars et restaurants) et en matière de solidarité, envers les personnes isolées et/ou précaires. 

Quel niveau est appliqué ?

Au jeudi 10 septembre, Rennes Métropole est classé en niveau2.

Comment est décidé le changement de phase ? 

"Nous regardons plusieurs indicateurs", indique Stéphane Mulliez, directeur général de l'ARS Bretagne. "Le taux d'incidence et son seuil d'alerte à  50 cas/100 000 habitants ; Le taux de positivité des tests et son seuil d'alerte à 10%. Nous y ajoutons une marge d'appréciation selon l'analyse des clusters et notre capacité à tester, tracer et isoler les personnes atteintes".
C'est à partir de l'ensemble de ces facteurs que la préfecture, l'ARS et Rennes Métropole décident du passage à la phase supérieure. La préfecture prend un arrêté préfectoral, qui peut être détaillé, au niveau communal  par chaque maire (liste des rues où le port du masque est obligatoire, fermeture de parc…).  

Vocabulaire 

  • Le taux d'incidence: nombre de nouveaux cas de COVID-19 diagnostiqués, survenus sur les 7 derniers jours, rapportés au nombre d'habitants de chaque département. L'unité adoptée est pour 100 000 habitants.
    Si ce taux atteint 10 cas/100 000hab, le seuil d'attention est atteint. 
    Si ce taux atteint 50 cas/100 000hab, le seuil d'alerte est activé.
  • Le taux de positivité : nombre de cas positifs au Covid rapporté au nombre de personnes testées , sur 7 jours. 
    Si ce taux atteint 5%, le seuil d'attention est atteint. 
    À 10%, le seuil d'alerte est activé.