4 millions d'euros pour une voie réservée aux bus et aux cars sur la RN 137

Transports
Travaux sur la RN 137 pour  l'aménagement d'une voie réservée aux transports en commun
Travaux sur la RN 137 pour l'aménagement d'une voie réservée aux transports en commun (Didie Gouray)

À compter de l'été 2022, en cas de congestion sur la RN 137, les bus et les cars pourront emprunter une voie réservée aménagée sur la bande d'arrêt d'urgence, entre la RD 34 et le giratoire de l'Alma. Expérimentée pour la première fois en France, cette mesure sera suivie de plusieurs autres d'ici 2024, pour un même objectif : améliorer les mobilités du quotidien.

Commencés en septembre, les travaux sur les 4 km qui séparent la RD 34 du giratoire de l'Alma, sur la RN 137 consistent principalement à élargir la bande d'arrêt d'urgence et à renforcer la chaussée, pour qu'elle soit adaptée à la circulation des bus et des cars. Interrompus pendant l'hiver, ces travaux, incluant le raccordement de la voie réservée à la porte de l'Alma, reprendront au printemps, pour une mise en service avant l'été 2022. « Le nombre de voies de circulation sera maintenue pendant la durée des travaux, avec baisse des vitesses de circulation. Seuls quelques travaux nécessiteront une fermeture de la RN 137 de nuit avec mise en place d'une déviation »,  précise Frédéric Lechelon, directeur de la Direction interdépartementale des routes de l'Ouest (Diro).

Quatre voies réservées en 2024

D'ici 2024, trois autres voies réservées aux transports collectifs (VRTC) seront progressivement aménagées, sur la RN 24, la RD 137 puis la RD 175 (cf. carte ci-dessous). Objectif : favoriser les modes de transports alternatifs à la voiture solo en rendant les les lignes de transports en commun plus performantes, avec notamment des temps de parcours réguliers. « En cas de congestion de la RN 137, en empruntant cette voie, limitée à 70 km/heure, les bus et les cars pourront gagner 5 minutes de temps de trajet », illustre Frédéric Lechelon.

Le coût de cette première voie réservée, 4 millions d'euros, est financé par l'État (52 %), le Conseil régional (24%), Rennes Métropole (12%) et le Conseil départemental (12 %).

25 millions pour améliorer les mobilités du quotidien

La réalisation de cette voie réservée, et de celles à venir, s'inscrit dans un schéma global défini et financé conjointement par l'État, Rennes Métropole, le Conseil départemental et le Conseil régional. Ce schéma, dénommé Schéma directeur d'agglomération du trafic (SDAGT), fruit de plusieurs années d'études entre les différents partenaires, définit trois grandes orientations, déclinées en plusieurs mesures qui seront mises en oeuvre d'ici 2024 :

  • favoriser l'intermodalité
  • limiter la congestion sur la rocade
  • améliorer la coordination entre les acteurs et la  diffusion d'information vers les usagers

Ces actions s'inscrivent pleinement dans le Plan de déplacements urbains (PDU) adopté par Rennes Métropole en 2019, dont l'un des objectifs est de favoriser le report modal de la voiture solo vers les transports en commun, avec deux enjeux : améliorer la mobilité au quotidien et réduire les émissions de gaz à effet de serre, auquel les transports participent à hauteur de 37 %.

Matthieu Theurier, vice-président de Rennes Métropole délégué à la mobilité et aux transports

Retrouvez le détail du programme sur la carte interactive ci-dessous :

Coût total de ce programme : 25 millions d'euros, financé à 34 % par l'Etat, 25 % par Rennes Métropole, 25 % par le Conseil départemental et 16 % par le Conseil régional.