Ouishare, c'est une communauté internationale rassemblée autour de l'idée d'économie collaborative. Son premier « Ouishare Tour » a fait étape à Rennes lundi. Fans et curieux sont venus à la Cantine numérique échanger sur des expériences locales.
« Avant, je n'avais pas conscience qu'il y avait un lien entre le co-voiturage, le couchsurfing et les gens qui se regroupent pour acheter des légumes aux petits producteurs locaux », témoigne Amandine Piron, membre de Ouishare Bretagne. Elle aurait pu également parler de l'auto-partage, du crowdfunding (le financement de projets par des particuliers), des réseaux d'échanges de savoirs ou des systèmes d'échanges locaux.
C'est tout ça l'économie collaborative, une approche de la consommation plus orientée vers le troc et la mise en commun des moyens que vers l'argent roi et la propriété individuelle.
A Rennes, Octopousse.com est une illustration concrète de cette approche collaborative. Ce site web rennais soutient des projets grâce au financement collectif des internautes. Qu'ils soient artistiques, sociaux, écologiques ou humanitaires, il s'agit pour la plupart de projets bretons. « Cela permet de financer des initiatives qui n'ont pas été acceptées par les banques », explique Yoann Le Roscouet, co-fondateur d'Octopousse.com. « Jusqu'à présent nous avons pu soutenir 81 projets », affirme-t-il fièrement.
Troc de billets et pâtissier nomade
Autre exemple local d'économie collaborative, celui de Kelbillet.com. Créé par un rennais, ce site propose un système de troc de billets de train en ligne. Ici, l'internaute qui échange son billet ne sort rien de sa poche. La petite entreprise se finance grâce à la publicité. Comme quoi l'économie collaborative peut créer des emplois!
Ismaël Fauchecourt a quant à lui séduit l'assemblée de la Cantine numérique avec son projet gourmand. Ce rennais de 23 ans a décidé de se former à la pâtisserie en utilisant la plupart des moyens collaboratifs existants. Hébergé dans toute la France grâce au couchsurfing (un réseau d’hébergement de courte durée chez des particuliers), il se déplace grâce au co-voiturage et va ainsi à la rencontre des meilleurs pâtissiers de France.
Grâce au matériel vidéo prêté par une association, Ismaël filme ses expériences et les met en musique avec l'aide de musiciens amateurs qui lui fournissent une bande-son. Tout le monde peut découvrir son travail en ligne (www.cupofcakesontheroad.com), et il aura probablement son CAP de pâtissier à la fin de l'année !
Nicolas Rouhaud







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